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La traversée du désert est pénible. Particulièrement pénible. Epuisante pour les nerfs. Il n'y a rien. Le ciel est d'un bleu uniforme, le sol, une roche solide et lisse, est parsemé d'une multitude de galets de toutes les couleurs. Il fait froid et sec. Il n'y a pas la moindre trace de vie, pas la moindre plante, pas le moindre insecte. Rien. Au milieu de ce néant, la petite caravane de la Guilde des Deux Lunes progresse lentement, les pattes des mules roulant sur les galets, le froid, la soif, la fatigue et le vide ambiant rendant l'ensemble extrêmement éprouvant. Et puis, au milieu de nulle part, un changement, une étrangeté : une zone sans galets. en fait, plutot une route, un chemin, comme la trace du passage d'un animal rampant ayant repoussé les galets sur le bord, formant une bordure de galets, et laissant derrière lui un passage sans galet. Rapidement, ces traces deviennent de plus en plus nombreuses alors que le sol change, se hérissant de plus en plus souvent de pics rocheux acérés. Très petits au début, ces obstacles atteignent bientôt le mètre puis la dizaine de mètre de hauteur, bloquant littéralement le passage à de nombreux endroits, formant progressivement un labyrinthe de plus en plus complexe. C'est au détour d'un passage entre ces roches que survint le son. Un simple son, comme un petit choc sur la pierre. Rien de bien impressionnant, mais annonciateur d'un danger mortel : la grêle. les sons se multiplient rapidement, tandis que les membres de la guilde tentent de s'abriter comme ils le peuvent. les animaux comme les hommes souffrent, écrasés sous une chute continue de grêlons énormes qui recouvrent de plus en plus le sol. Un à un, tous sombrent dans l'inconscience, le dernier percevant vaguement comme des présences s'approchant de leur position... Au réveil, ce qui frappe est l'odeur. Tellement horrible qu'on ne peut se retenir de vomir. Les Pierreux, peuple de transients silencieux qui les ont recueillis, vivent sur de grandes tortues qui leur servent de monture. Le reptiles se nourrissent de pierres qu'ils mâchent lentement et produisent un lait infect qui est cependant extrêmement nourissant pour qui arrive à l'avaler. C'est la nourriture exclusive des Pierreux. Complêtement perdus, les guildiens sont obligés de suivre le rythme particulièrement lent des créatures qui semblent avancer au hasard. finalement, ils arrivent à côté de plusieurs grandes statues représentant des têtes de personnages, un peu comme les pièces d'un jeu d'échec géant. Chaque statue semble être l'aboutissement d'un de ces sentiers, d'une de ces traces vierge de tout galet, comme si la statue géante, en glissant sur le sol, avait repoussé les pierres sur les bords. Alors, très lentement, les transients guident leurs tortues jusqu'à ce que leur tête s'applique sur l'un des monolithes sculptés et le fasse glisser, millimètre par millimètre, jusqu'a une nouvelle position à quelques dizaines de mètres de là. Ainsi, une nouvelle portion de trace s'est dessinée, ligne vide au milieu des galets. Etrangement, ces sortes de statues géantes sont des mêmes couleurs que les galets : jaune, vertes, rouges, noires ou violettes. Mais, alors qu'il y a quelques rares galets bleus, impossible de trouver une statue de cette couleur. Les transients finissent par repartir, au grand soulagement des Guildiens qui espèrent ainsi se rapprocher un peu plus de Nouveau Concorde. Finalement, Plumacier sous forme de faucon sabre repère la fin du désert et la sortie du labyrinthe et les Guildiens émergent enfin, quittant cet écrin froid et inhospitalier ainsi que ces transients incompréhensibles pour retrouver la civilisation.
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